Et toujours les forêts – Sandrine Collette


JC Lattès, 2020, 334 pages

Livre lu dans le cadre du Prix Elle 2020.

La première phrase :

Les vieilles l’avaient dit, elles qui voyaient tout : une vie qui commençait comme ça, ça ne pouvait rien donner de bon.


L’histoire :

Tous les êtres humains sont morts, après que l’atmosphère s’est soudainement embrasée. Tous, sauf Corentin… et quelques dizaines d’autres, sûrement. Alors âgé d’une vingtaine d’années, Corentin quitte la grande ville, où plus rien ne le retient, et entame un long périple à pied en direction des Forêts, où il espère retrouver la vieille Augustine, qui l’a recueilli et élevé lorsque sa mère l’a abandonné. Il découvre un paysage dévasté, où nulle trace de vie ne semble subsister.


L’opinion de Miss Léo :


Je découvrais Sandrine Collette avec ce roman, dont je ressors malheureusement assez déçue, au risque de passer (une nouvelle fois) pour la grincheuse de service !

Le style m’a déplu. L’écriture hachée, peu naturelle, se révèle vite agaçante, ce qui a eu pour effet de me faire sortir à plusieurs reprises du roman. Je n’ai pas vraiment cru aux personnages, ni à leur évolution. La personnalité de Corentin est à peine esquissée, et aurait mérité davantage d’approfondissement.

Trop elliptique pour être totalement séduisant, Et toujours les forêts est un ouvrage dans l’air du temps, qui n’apporte cependant pas grand-chose de neuf au genre post-apocalyptique survivaliste. Il en ressort surtout une impression de déjà lu, ainsi qu’un désagréable sentiment de « tout ça pour ça ». J’ai néanmoins apprécié la noirceur de l’intrigue, à peine atténuée par la maigre pointe d’espoir qui subsiste tout au long du roman.

En s’emparant d’une problématique très actuelle (celle du réchauffement climatique), en envisageant un futur cauchemardesque (presque) plausible, Sandrine Collette soulève certes des questionnements intéressants, mais le traitement du sujet demeure à mes yeux très maladroit. Je n’ai personnellement ressenti aucun enthousiasme à la lecture de ce roman laborieux. Dans le même genre, je préfère nettement Dans la forêt, Le mur invisible ou Le paradoxe de Fermi, plus denses et mille fois plus aboutis.

Ma copine Titine est beaucoup plus enthousiaste !


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